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JEAN-LOUIS TOURNEMOLLE,
le handball avant tout

Il porte une écharpe noire avec le blason de la SEB Handball solidement accrochée à son cou. Le gaillard est grand, très grand. Rarement, il sera passé inaperçu sur les terrains lorsqu'il jouait jusqu'à frapper aux portes des équipes de France Jeunes. Si ce temps est loin, il étrenne encore tous les week-end sa grande carcasse au bord des terrains pour suivre petits et grands avec le même attachement pour son club dans lequel il aura occupé à peu près tous les rôles. Rencontre avec Jean-Louis Tournemolle, le handball avant tout.

18 décembre 2025

Jean-Louis, peux-tu te présenter pour les jeunes Winers qui ne te connaitraient pas ?

" Je suis Jean-Louis Tournemolle, licencié avec la grande ancienneté au club. Ma première licence remonte à 1968, c'était dans la catégorie minimes à l'époque. Après j'ai évolué jusqu'en équipe première à partir de 1971, j'avais 17 ans. Ca été un long bail car j'ai joué presque sans discontinuité jusqu'à ma retraite sportive. J'ai arrêté par la force de l'âge avec une blessure au genou. Mais j'ai longtemps poursuivi après l'équipe première car j'ai même joué avec l'équipe 3. On intégrait des jeunes joueurs dans l'équipe et ils étaient super contents de jouer avec nous. J'ai d'ailleurs joué aussi en handball corporatif avec l'équipe des commerçants.

Dans la vie civile, j'ai travaillé en imprimerie dans 4 entreprises différentes de 15 ans jusqu'à ma retraite. Désormais, je fais du badminton deux fois par semaine.

Comment l'histoire avec le hand a débuté ?

Je suis venu au club grâce à Maurice Mandin car j'étais proche d'aller au CSB. Mes copains étaient plus des rugbymen à l'époque. Maurice m'a dit : "Hors de question que tu ailles sur le pré. Tu as beaucoup plus à gagner au handball !" Mais j'ai failli verser de l'autre côté. Je n'ai pas regretté par la suite. Je ne pense pas que j'aurai été aussi performant au hand qu'au rugby.

Au fur et à mesure des années, quels ont été tes rôles au club ?

Rapidement, je me suis occupé de jeunes, j'entrainais et je coachais lorsque j'avais la possibilité de suivre et que le calendrier de l'équipe une me le permettait. Je me suis principalement occupé des jeunes de 15-16 ans même si j'ai aussi eu les moins de 18 ans par moment.​

J'ai donc été joueur, mais aussi entraineur et maintenant dirigeant. Je suis un peu l'homme à tout faire. Aujourd'hui, je suis plus dans l'évènementiel en aidant à la buvette et en gérant aussi les relations avec les anciens. Je suis aussi responsable de salle souvent les samedis car je suis encore présent quasi tous les samedis à Michel Bon. 

 

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Joueur physiquement dominant, Jean-Louis a été jusqu'à participer aux détections des meilleurs potentiels français

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"JE GARDE SURTOUT EN TETE, LE LIEN QUI NOUS UNISSAIT'"

Quels sont tes plus vieux souvenirs et les meilleurs (sportifs ou non) et les moins bons ?

Mon plus vieux souvenir, c'est en 1971-72, j'ai participé aux stages franco-allemands qui sont les anciennes équipes de France jeunes. C'est un de mes plus beaux souvenirs avec la montée en Nationale 1 (ndlr : équivalent de la Ligue Nationale de Handball) avec l'équipe une à Thonon-lès-Bains. Super souvenir !

Je n'ai pas de mauvais souvenirs car je n'en ai pas gardé en tête. Mais je me souviens plus de l'emprise qu'avait le résultat des rencontres sur la suite de mon week-end. Mon ex-femme a sans doute plus d'anecdotes que moi, elle n'y était pour rien mais elle avait souvent la soupe à la grimace. Je digérais très mal les défaites.

Il y a eu une année sombre ou on a préféré favoriser l'équipe juniors qui jouaient la Coupe Sabatier. Cette année-là on a frisé la catastrophe avec une relégation mais les jeunes sont allés en finale du championnat de France.

Un match en mémoire ?

Sans hésiter, la finale pour la montée au plus haut-niveau français à Thonon-lès-Bains.

 

Et la saison qui a suivi cette accession, comment s'est-elle déroulée ?

C'était une vraie découverte, on pensait tous qu'on allait se... mais sur la dynamique, nous étions boostés par cette montée. Mais c'était des grosses équipes, on a démarré la saison à la Stella-Saint-Maur qui était champion de France la saison précédente. Et si on avait pas perdu les pédales dans les derniers moments, on aurait pu les taper chez eux ! D'ailleurs on a gagné à Beaune au retour. On a joué le SMUC Marseille, le SMEC Metz avec les Krumhbolz, Toulouse aussi.

 

Et des anecdotes plus particulières ?

Je me souviens aussi de déplacements mémorables en train ou les chaussures passaient par les fenêtres. Mais nous avons aussi voyagé parfois en avion avec les déplacements en Corse à Ajaccio. On avait même gagné là-bas.

Il faut savoir aussi que je garde surtout en tête le lien qui nous unissait tous avant tout. La SEB, c'était ma seconde famille. On était toujours ensemble avant et après les matchs. Le groupe était très soudé. Je ne sais pas si cela existe encore dans tous les clubs. C'était également plus facile car tous les joueurs étaient des locaux, c'était facile de se retrouver. Même parfois après l'entrainement, on allaient manger ensemble au café du théâtre. C'était sans doute pas la meilleure chose à faire mais cela entretenait le lien.

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​​​​​​​​​​​​​​​"La SEB, c'etait ma seconde famille"

 

Qu’est ce qui explique selon toi ton attachement à ce club ?

J'ai toujours favorisé le handball même par rapport à des évènements familiaux personnels. Cela m'est arrivé de râter des mariages pour aller jouer avec l'équipe. Cela marquait notre engagement vis-à-vis du groupe.

Je donne désormais moins de temps mais j'aime être au milieu des enfants, du hand, l'ambiance me plaît. Je n'ai pas forcément eu d'attention de la part des aînés lorsque j'ai été jeune. Je pense qu'il est important pour transmettre notre passion de témoigner de notre présence. Je porte beaucoup d'attention aux jeunes ; je pense que cela a dû me manquer lorsque j'étais jeune joueur.

Même si je constate qu'on voit moins de gamins qui sont présents tout le samedi à la salle. Moi y compris avec Suty (ndlr : Jean-Claude) on étant sans arrêt derrière Michel Bon à taper dans le ballon. On passait notre temps à la salle !

Il y a eu la fusion en 2012, désormais c'est le Beaune Handball. Comment vois tu l’évolution de ce club ?

Déjà on nous a forcé un peu la main. Mais je pense que c'est une bonne évolution en soit. On avait pas le choix de toute manière. Je trouve que ca s'est plutôt pas mal passé. Les gens ne se posent plus la question et c'est tant mieux. Le club évolue dans le bon sens, il faut voir l'évolution qu'il y eu à tous les niveaux. 

Bien que si tu parles du handball à Beaune, les anciens l'associent à la SEB et c'est souvent lié au Tournoi de Beaune. C'était un évènement majeur en France voire au-delà des frontières. On a eu jusqu'à 160-170 équipes et c'était réputé même à l'étranger.

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Joueur puis coach, Jean-Louis a accompagné de nombreux jeunes dans les catégories jeunes

"il y a des gens qui ont
beaucoup donne au club"

​​Quels sont les personnalités marquantes que tu as côtoyé au cours de toutes ces années ?

Mon premier entraineur déjà, Jean-Pierre Rateau que j'ai eu en jeunes et après en adultes. C'était initialement mon professeur d'EPS au collège.

Jean-Marc Millet que j'ai remplacé dans l'équipe. C'était un excellent joueur avec Jean-Claude Rusignac aussi. Il faut savoir qu'à Beaune, on doit être dans les premiers à avoir initié le kung-fu. Cela ne se pratiquait pas mais eux c'étaient des spécialistes avec leur passe par dessus la zone d'aile à aile.

Dans les années 90, Hazim (ndlr : Vukas), c'était un Monsieur ! Il a pas mal apporté au club. C'était un personnage atypique. Plus récemment encore, je dirai forcément la famille Naudin. C'est une famille dans la famille. Ils donnent beaucoup au club, sur et en dehors du terrain.

Dans les dirigeants, je pense à Thierry Cô et "Nénes" André Malaquin, ils ont marqué l'histoire à leur manière et sont malheureusement partis trop tôt.

Comment vois-tu l’évolution du handball moderne ? Qu’est ce qui te plait aujourd’hui et qui te rend parfois à l’inverse nostalgique ?

Je ne suis pas tellement le championnat de France, parfois l'équipe de France. L'évolution, je la suis de loin. Je ne peux pas comparer mon époque à celle de maintenant. Nous avec les deux voire trois entrainements les plus belles années, on ne pourrait pas suivre. Physiquement, on serait loin derrière eux, il y a une toute autre préparation. Le rythme de jeu a bien augmenté ça va beaucoup plus vite, il n'y a plus de temps morts dans le match. Le jeu à 7 me gonfle par contre. Jouer contre ça s'avère complexe. Le nombre parfois de pénalties aussi avec un bout de talon sur la zone. Il y a des joueurs spécialistes qui jouent avec. Il faut que ça reste un rapport physique.

 

Un geste spectaculaire du hand ?

La subtilisation ! Cela n'existe plus. Le joueur qui était en l'air et qui s'apprêtait à tirer, sans bloquer son bras ; être là au moment précis et taper le ballon pour lui subtiliser. J'étais un spécialiste avec Migou (ndlr : Michel Goutard). Mais j'apprécie aussi la subtilisation par la récupération du ballon dans le dribble, j'adore ça ! J'adore les joueurs qui sont bien dans le timing, c'est un des plus beaux gestes aussi.
 

Si tu pouvais faire une équipe en mélangeant les époques, il y aurait qui ?

Dans les entraineurs, je mettrais Jean-Pierre Rateau et Michel Goutard. Hazim serait bien dans mon 7, c'était un beau joueur et un peu truqueur ! Ca m'irait bien. Sur la base arrière, Milou, Philippe Mille, j'ai toujours bien aimé, c'était fin, élégant et efficace. Arrière droit, on en pas eu beaucoup mais je dirais le pompier, (il cherche) Benjamin Arbez. Mais sinon en solide qui nous a aidé à monter, Alain Griffon. Il a été en équipe de France pas longtemps mais il a eu une vie un peu décousue. C'était un mec extraordinaire, il jouait au hand le samedi soir, le basket le dimanche matin et au rugby le dimanche après-midi. A l'aile droite, Thierry Dereault dit Kindy. Sinon Léan dernièrement (ndlr : Faverin) me plait bien aussi, il est très efficace. ​​Aile Gauche, je pense en premier à ceux avec qui j'ai joué avec Alain Cachot. Même s'il n'a pas joué longtemps à l'aile. Pour le poste de pivot, Toto Marcel Rageot, ou Pierre-Henri Dupont. Mais j'aurai bien aimé joué avec Mathieu Hermand et Gabin Miny, ils sont extraordinaires. Et dans les buts, c'est facile mon gardien fétiche sans hésiter, Michel Lapray".

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